Elections présidentielles de 2012

publiée le : 10 janvier 2011

« Parce que les lois étaient mal faites, on a trouvé les hommes paresseux
Parce qu’ils étaient paresseux on les amis dans l’esclavage »
MONTESQUIEU

Elections présidentielles de 2012, lorsque nécessité fait loi: le vote blanc…un recours civique.

Une exigence morale face à l’impasse politique et sociétale.

Finalement, les déclarations que faisait le C.E.P.F.E en avril 2007, étaient bien le fruit d’études altruistes, sérieuses, objectives. Elles étaient l’interprétation indiquée par la boussole que procure la rigueur morale : une boussole nécessaire pour transcender ses propres certitudes, et accéder, par la recherche, à la vérité économique et sociale.

Une boussole que devrait s’approprier celles et ceux se complaisant dans la critique stérile et le déni d’inventaire des causes du drame de l’occident. Une boussole que devrait s’approprier celles et ceux qui toisent l’engagement de notre mouvement associatif avec scepticisme et soupçons, ou le couvre de sarcasmes!.

Certes, l’annonce faite dans l’entre deux tours de l’élection présidentielle de 2007, pronostiquant l’échec inévitable des choix politiques et géoéconomiques, prônés par les candidats en lice, à pu paraître inopportune, présomptueuse ? Cette prise de position a peut être donné l’impression que notre mouvement s’immisçait dans « la chasse gardée » du régime des partis ? Mais la responsabilité citoyenne, l’expression démocratique se résume-t-elle à mettre un bulletin dans l’urne sans broncher et sans conviction quant à la pertinence des choix ? Certainement pas : en démocratie, la conduite de la chose politique est l’affaire de tous. Encore faut-il être en démocratie !

Ceci dit, il serait sans doute bon de revisiter l’annexe « précisions importantes » jointe à la Grande Question diffusée par le C.E.P.F.E en avril 2007.

Il était écrit (entre autres) :

Quel que soit le vainqueur au soir du 6 Mai, ce simulacre démocratique, porté par des programmes de camelots, ne répondra pas aux exigences que la situation du monde commande (sic).

Concrètement, ce pronostic de l’entre deux tours des présidentielles de 2007, était fondé sur l’étude et l’appréciation de l’ensemble de la campagne électorale. Il s’agissait d’une appréciation mise en confrontation avec les exigences que requéraient les réalités économiques et sociales, observées et vécues.

Il était fondé sur une prise en compte des enjeux que la France et l’Europe devaient affronter. Le constat était sans appel : toute la classe politique, prisonnière d’un système plombé par le carriérisme et les dogmatismes idéologiques de façade, souffre d’un déphasage chronique par rapport à la donne actuelle.

Mais le C.E.P.F.E sait-il se faire entendre ? Sait-il communiquer en l’absence de moyens et en l’absence du support des grands médias ? Là, est notre question !

Ou bien, les Françaises et les Français n’avaient-ils, (n’ont-ils encore) que d’oreilles et d’yeux pour cette nouvelle aristocratie qui règne et danse sous les lambris dorés de la République ? Nourrissent-ils encore moult fantasmes et quelques illusions pour ceux qui font carrière, avec le « succès » que l’on connait, sous l’égide des partis/partisans, de droite, de gauche, du centre et des extrêmes-rouge-blanc-vert ?

Les problèmes écologiques et techniques de tous ordres, qui sont à résoudre pour répondre aux exigences biosphère / géosphère planétaire, et aux besoins socio-économiques de la communauté nationale et Européenne sont-ils des problèmes de couleurs politiciennes ? Là, est la question à laquelle majorité de citoyens français et européens ont répondu par l’abstention, le vote blanc ou nul !

Avant d’aborder le recours au vote blanc, encore une question : dans le contexte de déliquescence généralisé actuel, qu’attendent les citoyens indécis ou incrédules ? Attendent-ils que les solutions tombent toutes cuites du ciel ? Dans ce cas, le pronostic est aisé : non seulement l’attente sera longue, mais elle sera aussi vaine que douloureuse, et l’addition d’autant plus salée !

Sur cet examen des réalités, dites sociétales, venons-en aux faits du présent, pour se projeter dans la perspective d’une échéance capitale : l’élection présidentielle de 2012.

Aujourd’hui, force est de constater que ceux qui gouvernent le pays depuis quatre années, n’ont pas réduit la dette publique, mais l’ont aggravée.

Rien de probant ne fut fait, face à l’aggravation des injustices, à la violence du néolibéralisme, à l’arrogance et l’immoralité des systèmes financiers et bancaires. Ceux qui gouvernent n’ont rien voulu entendre face à la ruine de pans entiers de notre agriculture et de notre viticulture de renom (*). Rien de concret ne fut mis en œuvre face à la faiblesse des PME, à la précarité grandissante des employés(es), des salariés (es) et des jeunes, à l’aggravation du chômage, au déclin de l’école primaire, à la situation précaire des milieux hospitaliers, à la déshérence des services publiques.

Et pour étayer le constat du C.E.P.F.E., voici en complément, le lucide état des lieux de Jacques ATTALÍ (1):

Ceux qui à gauche, aspirent à gouverner ne présentent pas un meilleur bilan. Ils n’ont pas encore osé choisir leur candidat ni définir le programme qu’ils proposeront aux Français dans moins de 18 mois. Ils se voilent la face devant les difficultés qu’ils auraient à affronter s’ils l’emportaient.

Dans le reste de l’occident, cela ne va guère mieux. En Europe, les gouvernements ont imposé des plans d’austérité, refusant de voir qu’ils ne règlent rien et les conduisent au mur : la rigueur réduit la croissance et accroît le poids de la dette. Ils ont laissé le budget de l’union sans moyens de compenser les inégalités régionales ni de financer les secteurs de croissance. Ils ont laissé la Banque Centrale Européenne créer de la monnaie en jurant qu’elle n’en faisait rien.

Parce qu’ils n’ont pas eu le courage d’expliquer au peuples, beaucoup plus mûrs qu’ils ne le croient, qu’il faut se rassembler, mettre les moyens en commun et se doter d’un vrai projet, donnant sens à l’action.

Aux Etats-Unis, la classe dirigeante n’a pas fait mieux en 2010 : elle a abandonné tout pouvoir aux banques, diminué les impôts des riches, laissé filer les déficits et créé de la monnaie à l’infini.

Tout cela n’a pas, en réalité, d’autres objectifs que de gagner quelques mois, quelques années peut être, au prix d’une aggravation des difficultés, les rendant de moins en moins surmontables. En particulier, évidemment, pour les plus faibles.

Chacun espère en un hypothétique miracle. Chacun attend on ne sait quel sauveur. Il viendra peut-être sous la forme d’une mutation technologique ou d’une guerre, ou les deux. Après quelles souffrances ! (sic) etc .. etc …

Voici un état des lieux lucide et courageux : bien que tardif, il convient de le saluer ! En effet, y a-t-il eu des prises de positions, des réserves faites par Jacques ATTALÍ il y a 20 ans, tandis que les partis de gauche, de droite et du centre cédaient aux sirènes du capitalisme triomphant ?

Tous cédaient au fric roi – au néo-libéralisme Anglo-saxon- à la capitulation des états devant les forces du marché – à la dilution de la communauté européenne dans la nébuleuse du « village mondial » : c’est-à-dire, l’Europe livrée à la concurrence déloyale – aux délocalisations – au sous-emploi massif – à la paupérisation de tout l’occident, avec en corollaire, les risques d’une main-mise de l’empire du milieu sur toute l’Europe.

A défaut d’un sursaut, si rien n’est fait, l’Europe sera sous tutelle, elle sera sous dépendance pour très longtemps ! Saluons donc, le courage de conversion de Jacques ATTALÍ. N’y a-t-il pas que les imbéciles à ne pas vouloir reconnaître les faits tels qu’ils sont et s’obstiner à ne pas vouloir changer d’avis?

Gageons que cette lucidité et ce courage feront naître des millions de conversions au réalisme économique. Qu’elle générera un sursaut des valeurs républicaines : c’est-à-dire, un sursaut permettant à la France de retrouver son rang. De donner une impulsion nouvelle à l’Europe. Gageons que la convergence des idées découlant du bon sens commun, permettra de faire éclore une prise de conscience individuelle et collective : une prise de conscience mettant fin au fatalisme du déclin.

Une prise de conscience mettant fin aux illusions et aux fantasmes quant au caractère humaniste des marchés globalisés non régulés : Illusions et fantasmes imputables aux contre-vérités administrées aux peuples de France et d’Europe depuis 30 années. Et enfin, une prise de conscience oeuvrant pour faire émerger toutes les pertinences, toutes les valeurs morales misent « au placard » depuis 25 années : elles furent étouffées par la censure, englouties par le flots déchaînés des vérités officielles. La « vérité » des lobby ! Une prise de conscience encore ; pour convenir de la pertinence du projet présenté et de la véracité du constat réalisé, par le C.E.P.F.E. en 2010 ; dont l’intitulé est : Du constat de fin de régime à la charte du C.E.P.F.E. ; le fil conducteur de la pensée institutionnelle.

(1) Express du 22/12/2010 p.178

(*) 1ère du monde, 1ère économie nationale devant AIRBUS et l’industrie automobile, en terme d’emplois et de plus-values générées en amont et en aval.

Le constat : Les propositions du C.E.P.F.E. : Quel objectif ? Comment ? (rappel)

C’est conformément à son objet, explicité dans ses statuts et à sa raison d’être, que le Cercle d’Etudes et Propositions pour la France et l’Europe a entrepris ses recherches. Elles passent par l’énumération des circonstances, la détermination des problèmes en leurs divers aspects, la conceptualisation, et enfin l’élaboration de solutions.

Cette démarche entreprise il y a 20 ans, correspond d’autant plus aux attentes de notre siècle que la violence et la réalité des faits actuels l’exige, l’impose ! Car un régime démocratique qui se révèle incapable de faire évoluer dans l’équité l’ensemble social, où les pouvoirs délégués au personnel politique (les élus) de l’exécutif et du législatif sont inopérants, que cela est imputable aux abandons de souveraineté, à la dispersion de la puissance de l’état, à la conspiration des privilèges s’appuyant sur la loi devenue inique, ce régime est un régime despotique. Un tel régime où la loi règne, se construit une tyrannie rampante pire que la puissance d’un pouvoir personnalisé par un homme du destin. (3)

Or, telle est la réalité d’aujourd’hui; Cette dérive du système confirme, s’il en était encore besoin, que le régime des partis a vécu. Il est moribond. Il n’est pas en mesure de s’auto-réformer. Désormais c’est le peuple tout entier qui devra, pour son salut, rompre d’avec les mécanismes de désolidarisation sociale, rompre d’avec les processus de déstructuration matérielle et morale. Dans un tel contexte, il y a certes, une inhibition, une constance historique à dépasser : de tout temps et en tout lieu , défiance – scepticisme et égoïsmes ont été les pathologies, les handicaps que doivent surmonter les peuples longtemps formatés, manipulés, asservis.

Ils oscillent entre vaines espérances et le nécessaire sursaut ; ne parvenant pas à se rassembler et à prendre toute la mesure du coût de la prolongation de l’agonie du système.

(3) : F.A. HAYEK

Le vote blanc… un recours civique :
LES MOTIFS, LE DÉFI, LA FINALITÉ

LES MOTIFS

La situation du monde actuel est explosive, tout l’occident est en crise. Les peuples d’Europe n’ont plus les moyens de se laisser bercer d’illusions, de se laisser leurrer ! Cette crise économique est avant tout une crise politique, une crise de régime. Ces régimes politiciens sont morts. Une réalité qui n’est pas ressentie ni vue par toutes les couches sociales de la société. Dès lors, il est certain que l’appel au vote blanc massif, troublera la bonne conscience des nantis du système en leur faisant voir ce qui avilie, défigure notre démocratie.

Ceci considéré, il est une autre réalité qui doit s’imposer à tous : qu’il s’agisse des dizaines de millions de victimes du système, ou bien des quelques milliers de nantis du régime ; l’épreuve aliénante et spoliatrice infligée depuis 20 années aux premiers, et, que les seconds redouteront face au vote blanc, n’est supportable que lorsque l’on en connait la justification et le terme ! Ce qui n’est pas le cas des premiers cités ! Or, le terme de cette révolution des intelligences, la finalité du vote blanc massivement majoritaire, n’est ni aliénation morale, ni spoliation, ni humiliation. Le terme de la réelle démocratie est ré-appropriation par le peuple tout entier de la chose publique. Une ré-appropriation pour une vérité commerciale, monétaire, budgétaire, bancaire, financière, économique, fiscale et sociale.

la reconquête de ces fondamentaux s’opère en quatre points clés:

  • 1) Prohiber l’étalon dollar, coupable d’une supériorité factice des Etats- Unis, un système inique, leur permettant de faire financer leur dette par les pays émergents.! Ce système de crédit et de dettes, portant une signature souveraine s’accroit à titre de « réserves de change » au détriment d’autres puissances. Elles sont en permanences convertibles en moyens de paiement, donc hautement responsable des inadéquations commerciales et des dérives financières. Elles ont pris leurs sources à la suite des accords de BRETTON-WOODS en 1971. Ce système a montré ses limites: IL a vécu. Par conséquent, refondation d’un système monétaire mondial assis sur l’ETALON–OR. A défaut de cela, ce sera le retour vers une nouvelle division du monde. Une bipolarisation avec un yuan dominateur !
  • 2) Quant aux systèmes bancaire, du type »Madoff » il faut une refonte en trois pôles distincts: Banques de dépôts- banques de prêts – banques d’affaires; ce concept structurel permet une traçabilité de l’épargne et une reconnections du système monétaire et financier à l’économie réelle.
  • 3) Retour à l’état, c’est à dire aux peuple souverain, des moyens de paiements issus de la création monétaire générée par les mécanismes du crédit.
  • 4) Appréhender et juger de la pertinence du système de sociétés par actions, au regard des monopoles nés des fusions/absorptions, ainsi que des pourcentages d’attribution de dividendes aux détenteurs d’actions, s’opérant sur des valeurs de cotations spéculatives, au détriment de la constitution de fonds propres des entreprises, des revenus des salariés et, en amont, de ceux des fournisseurs et des producteurs.

L’impératif est de rompre d’avec l’illusionnisme de la » nouvelle économie » foncièrement destructrice d’emplois.

C’est sur ce socle que les critères régissant la réelle démocratie, en particulier, ceux du procédé électoral, commandent, par la nature de son principe, la conduite d’une politique sociale, économique, monétaire et fiscale, éthique. Par le type de représentation qu’il commande, il conduit de fait, à une gestion de la chose publique dans l’équité. C’est-à-dire, l’antithèse du régime actuel, qui a conduit aux gâchis financiers, aux iniquités sociales et fiscales, à l’individualité et à l’opposition de tous contre tous !

En vérité, depuis plus de 20 ans, le pouvoir effectif est exercé par les forces occultes des médias de masse, de la finance spéculative, de la banque et des lobby du libre échange mondial. Il s’agit là d’une évidence qui s’impose à tous ; les représentants issus du système des partis ayant brigués et obtenus les suffrages du peuple, outre le rôle exécrable dans lequel ils se meuvent ; rôle consistant à scinder le peuple en pôles antagonistes et à marginaliser les minorités, sont de fait, sous tutelle implicite des puissances occultes et relégués au statut de figurants. Ils sont réduits à gérer les problèmes d’intendances sous la bannière d’un exercice démocratique de simulacres !

Cependant, forces occultes et figurants sont en collusion implicite. L’objectif premier de ce néo-féodalisme à connotation mafieuse, consiste à pérenniser ces privilèges indus par la sauvegarde du système spéculatif des marchés financiers et marchands ainsi que les « jeux » sophistes et dissociant de la politique politicienne. Or, dans ce statut de subalterne où les grands dessins à promouvoir leurs ont échappés, ce n’est qu’intrigues, magouilles, trafiques d’influences, fraudes électorales, effets d’annonces et péculats organisés, que les politiciens en quête de portefeuille ministériel ou de la fonction suprême ont pour ingrédients de campagne électorale!

Dès lors, il n’y a pas d’illusion à se faire : face à l’appel au vote blanc pour la réelle démocratie, c’est-à-dire, redonner à l’état son rôle d’arbitre ; Rôle, assis sur base de la ré-appropriation du pouvoir par et pour le peuple souverain. L’histoire retiendra (?) que les ententes collusoires de ces castes, se sont alors levées comme un seul corps pour lui faire barrage… Il va de soit, que ces forces en collusion n’ignorent pas que la santé d’une démocratie dépend d’un misérable détail technique : le procédé électoral.

De lui, dépend le bon fonctionnement de la démocratie, tout le reste vient en second lieu, dès lors que les représentations (1) qualifiées sont appelées à légiférer dans le cadre intangible d’une constitution arrimée à la laïcité, et où, les droits de l’homme ont valeur constitutionnelle.

Le défi à relever : Comment ?

Face à un régime aux abois, en situation de faillite, dans l’impasse; l’enjeu du vote blanc réside dans l’impérieuse nécessité de répondre à une exigence morale, eu égard aux risques de chaos et aux valeurs républicaines menacées.

Le vote blanc est un réveil des consciences civiques, il est une révolution de l’intelligence. Il affranchi le peuple des dogmatismes inhérents au régime de partis.

Il transcende les directives promues par le despotisme des puissances occultes ; directives, instituées par le pouvoir bouffon des partis. Le vote blanc, porté par un projet ne se veut pas être une simple indignation de principe, ni une défiance gratuite sans lendemain : il est l’expression d’une volonté exprimée pacifiquement, pas une dérobade quant aux responsabilités citoyennes.

Il transcende le soupçon d’inefficacité qui, depuis PLATON, pèse sur l’idée du pouvoir par le peuple.(2)

Il est démocratique, il est républicain, il est décisif, il est civique, il transcende le régime qu’il condamne, et qu’il récuse. Il l’abolit, il le renverse.

Il est un sursaut populaire en vue d’une réappropriation de la chose publique. Le vote blanc relève un défi, que lui seul, représenté par le peuple rassemblé, est en mesure de concrétiser.

Le caractère radical du vote blanc n’est pas une aventure réactionnaire, ni une régression vers les chimères d’un totalitarisme. Cette radicalité est l’affirmation d’une volonté citoyenne, un choix positif, objectif, ouvrant la voie de la réelle démocratie.

Assurément, une voie faisant figure de mythe prométhéen pour tout partis, même le mieux inspiré ; pour tout homme du destin, même le plus vertueux. Tandis que le peuple tout entier rassemblé, tout entier représenté, peut en faire une réalité.

LA FINALITÉ

Par le vote blanc massivement exprimé, la communauté nationale scelle son unité dans la République. Elle affirme sa volonté commune pour un projet donnant sens à son existence et lisibilité dans son devenir national et européen.

La communauté nationale appelle à la concrétisation d’une constitution à même de répondre aux impératifs et aux exigences réelles du XXIème siècle. Une constitution à même de répondre aux attentes légitimes. Lesquelles seront débattues, comprises et appliquées par le peuple tout entier représenté. Ce, conformément à l’esprit et à la lettre qui président à l’exercice de la réelle démocratie.

Au calme trompeur des assemblées légiférant dans la soumission/compromission : caractéristique du régime actuel. La communauté nationale affirme sa préférence objective pour des consensus « accouchés » dans le tumulte de ses assemblées représentatives qualifiées : consensus aux modalités marquées du sceau de la clairvoyance et du pragmatisme, qu’exigent le mouvement des choses et des conditions, propres à toutes communautés humaines.

Ainsi, dans cette perspective, le peuple de France agit pour sortir la France de la déshérence. Il agit pour sauver l’Europe en péril. Il rompt d’avec les subterfuges. Il brise les chaînes du soupçon et du doute, et, par cela, il ré-entend en écho, le message de celles et ceux, célèbres ou inconnus, ayant au cours des siècles, fait en sorte, que la France soit la France !

Et pour faire écho à MALRAUX « Le XXIéme siècle sera spirituel ou ne sera pas » par le vote blanc, le peuple de France, accomplira son émancipation citoyenne, avec ce supplément d’âme, que la « raison » des partis, l’Etat des partis n’a jamais autorisé!

Car faut-il le dire, pour que les yeux s’ouvrent sur la réalité (!)…? Dans les systèmes multipartistes occidentaux, en marge des collusions opportunistes, un seul parti gouverne sur la base d’un dictat pseudo-majoritaire…! par alternance ?… OUI certes! Ainsi, il s’agit de « leur » démocratie! La démocratie de façade des partis / partisans! Non pas, celle de tout un peuple concrètement représenté , ayant donné mandat pour répondre, sur la base de consensus, aux attentes légitimes de la Nation et de l’Europe.

(1) Voir charte du C.E.P.F.E.

(2)/Philosophie Magazine de Janvier 2011.

Georges Boulon, Pdt du C.E.P.F.E.
Fait à Chiroubles en Janvier 2011


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